La comtesse de Castiglione de profil

 

 

La comtesse de Castiglione de profil

RM 41 - Femmes

La comtesse de Castiglione de profil

vers 1922

Huile sur toile

Signé en bas à droite “J.E. Blanche”, inscrit en bas à gauche “Ctsse Castiglione 1893”; signé “J.E. Blanche” et inscrit “d’après l’étude faite en août 1893 à Auteuil dans ma chambre quand la comtesse de Castiglione vint à la mort de mon père” au dos

60 x 46 cm - 23''1/2 x 18'' in.

Provenance :

Collection de l'artiste
Collection Georges Mévil-Blanche
Ses descendants

Expositions :

1928, Paris, galerie La Renaissance, Portraits et figures de femmes de Ingres à Picasso, n° 7, p. 9
1929, Paris, Hôtel Jean Charpentier, Mes modèles, Peintures et pastels de Jacques-Emile Blanche, 2-26 mai, n° 50
1999, Paris, Musée d’Orsay, La Comtesse de Castiglione par elle-même, 12 octobre 1999-23 janvier 2000, n°93, p.156, reproduit en couleur
2012, Paris, Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent, Du côté de chez Jacques-Emile Blanche, 11 octobre 2012 - 27 janvier 2013, reproduit p. 118
2013, Dieppe, Château-Musée, Jacques-Émile Blanche en Normandie, cinquante ans de rencontres artistiques, 25 mai – 15 septembre, n°29

Bibliographie :

George Waldemar, “Jacques-Emile Blanche, peintre de visages”, Chronique des arts et de la curiosité, 25 mai 1931, p. 1-2  reproduit 
Jacques-Emile Blanche, peintre (1861-1942), catalogue d'exposition, musée des beaux-arts, Rouen, 1997, p.133
Bialek Mireille, Jacques-Emile Blanche à Offranville, peintre-écrivain, Offranville, mairie d’Offranville - musée Jacques-Emile Blanche, 1997, p. 41, reproduit en noir et blanc
Roberts Jane, Jacques-Emile Blanche, Gourcuff Gradenigo, Montreuil, 2012, reproduit p.59

 

Ce portrait, du «profil de la Comtesse de Castiglione, souvenir de 1893», a en fait été peint par Blanche vers 1922 d’après la photo de Pierson. Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoïni, Contessa di Castiglione, (1837-1899) , fut connue pour sa beauté légendaire qui, dès 1856, fut immortalisée par le photographe Parisien Pierre-Louis Pierson (1822-1913). Elle devint la maîtresse de Napoléon III qui l’avait rencontrée à Plombières en 1858, liaison qui ouvrit également à cette jeune femme, séparée de son mari, les portes des salons privés d'Europe. Pendant la Guerre franco-prussienne de 1870, Napoléon III, vieillissant, malade et vaincu, lui demanda même de jouer de ses talents de diplomate pour plaider la cause de la France auprès du Chancelier de Prusse, Bismarck. Mais après l'effondrement de l'Empire et l'établissement de la Troisième République, la comtesse, veuve et ayant perdu prématurément son fils légitime, esclave de son image et ne supportant pas de vieillir, souffrit de neurasthénie et fut traitée dans la clinique du docteur Blanche. Elle se terra à l'abri des miroirs dans son appartement parisien du 26 place Vendôme et sombra dans l'anonymat. A Passy, elle ne sortit plus qu'à la nuit tombée et Blanche se souvint « Une des plus inquiétantes visions de mon enfance, m’apparut comme une petite vieille inconsolable de sa beauté et de son règne abolis. »

Voir fiche n°40

 

 

 

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