RM 34 - Femmes
Olga Caracciolo
1888
Pastel
Signé deux fois et daté en bas à droite “J.E. Blanche/88/J.E. Blanche”
153,5 x 78,5 cm - 60''3/8 x 30''7/8 in.
Provenance :
Collection particulière, North Yorkshire
Phillips, Londres, 15 novembre 1994, lot 66, est. £ 20 000/30 000, adjugé £ 22 000
Sotheby’s, New-York, 23 mai 1997, lot 318, est. $ 100 000/150 000, adjugé $ 206 000
Guy Stair Sainty, Londres
Collection particulière, Angleterre
Expositions :
Bibliographie :
Blanche Jacques-Emile, Portrait of a Lifetime, Londres, 1937, p. 52-53
Blanche Jacques-Emile, La pêche aux souvenirs, Paris, 1949, p. 323-24
Johnson Jane, Works Exhibited at the New English Art Club 1888-1917, Woodbridge, 1975, n°26, p. 551
Bialek Mireille, Jacques-Emile Blanche à Offranville, peintre-écrivain, Offranville - Musée Jacques-Emile Blanche, 1997, p. 32, reproduit en noir et blanc
Roberts Jane, Jacques-Emile Blanche, Gourcuff Gradenigo, Montreuil, 2012, p. 86, reproduit en couleur
Farinaux-Le Sidaner Yann, Derniers impressionnistes, le temps de l’intimité, Editions Monelle Hayot, Château de Saint-Rémy-en-l’Eau, 2018, p. 91, reproduit en couleur
A Dieppe, une des voisines des Blanche au Bas Fort Blanc est la charmante Olga Caracciolo (1871-1931). D´ascendance italienne, portugaise, française et américaine, Olga naquit en 1871 à Londres sous le titre de Donna Maria Beatrice Olga Alberta Caracciolo. Son père officiel fut un aristocrate napolitain, Gennaro Caracciolo-Pinelli, duc de Caracciolo et sa mère, Marie-Blanche née Sampayo (1849-1890) ; mais la rumeur courait que son père biologique était en fait le prince de Galles, futur Roi Edward VII d’Angleterre qui eut une longue liaison avec sa mère. Olga avait une chevelure magnifique de " Mélisande " que Blanche sublima aussi bien dans le grand pastel très romantique de 1888 que dans son tableau très whistlérien de 1889. En 1892, à peine deux ans après que Blanche eut fini le deuxième portrait, elle épousa Marino Brancaccio (1852-1920), aristocrate napolitain, mais le mariage fut annulé en 1899 et elle partit vivre à Londres. C’est là qu’elle épousa Adolf de Meyer (1868-1946), célèbre photographe de mode, le 25 juillet 1899 à la Holy Trinity Church, Sloane Street, Cadogan Square. Mariage de convenance comme le premier d'ailleurs, puisqu´Adolf de Meyer était homosexuel, et sa femme également, ayant parmi ses amantes la princesse Edmond de Polignac, avec laquelle elle eut une aventure passionnée entre 1909 et 1914. Elle mourut en 1931, ruinée par le jeu et droguée à l’opium et à la cocaïne.
Voir fiche n°35