RM 151 - Groupes
Madame Langweil et ses filles, Berthe et Lily
vers 1900
Huile sur toile
Signé en bas à droite “J.E. Blanche”
x cm - x in.
Provenance :
Collection Madame Langweil, Paris
Musée Unterlinden, Colmar, inv. 88.RP.35. Don de Madame Langweil en 1949
Expositions :
1903, Bruxelles, Salon triennal des Beaux-Arts, n°85
1912, Paris, Grand Palais, Salon d’Automne, 1er octobre- 8 novembre, n°19
1929, Paris, Hôtel Jean Charpentier, Mes modèles, peintures et pastels de Jacques-Emile Blanche, 2-26 mai, n° 53
Bibliographie :
Heck Christian, Moensch-Scherer Esther, Catalogue général des peintures du musée Unterlinden, Colmar, Musée Unterlinden, 1990, n°35, reproduit
Bialek Mireille, Jacques-Emile Blanche à Offranville, peintre-écrivain, Offranville, mairie d’Offranville - musée Jacques-Emile Blanche, 1997, p. 49, reproduit en noir et blanc
Janse Geert-Jan, Madame Langweil en de 'esthetische' waardering voor Coromandellak : over de herkomst van het twaalfbladig scherm in het Rijksmuseum, Aziatische kunst, 2019, p. 28-41, illustration 4, p. 30
Berthe (1886-1971) et Lily (1887-1975) étaient les deux filles de Madame Florine Langweil (1861-1958), l’éminente antiquaire en objets orientaux. Née Florine Ebstein dans une famille juive et pauvre de Wintzenheim près de Colmar, elle monte à Paris en 1881 travailler chez une cousine qui tient une pâtisserie de la rue Montholon. C'est là qu'elle fait la connaissance de Charles Langweil, de vingt-cinq ans son aîné, autrichien et d'un milieu aisé. Abandonnée par son mari en 1894, Madame Langweil se lance comme antiquaire sans vraie formation dans le domaine très spécialisé de l'art extrême-oriental et en devient une grande spécialiste. Dans sa "maison" au 26 Place Saint-Georges qu’elle inaugure en 1903, elle accumule des collections dont elle est justement fière et qui attirent une clientèle du monde entier.
Voir fiches n°140, 917 et 1423