Marjorie McEwan, «Madge»

 

 

Marjorie McEwan, «Madge»

RM 147 - Femmes

Marjorie McEwan, «Madge»

vers 1900

Huile sur toile

101,6 x 81,3 cm - 40'' x 32'' in.

Provenance :

Collection Mlle Helen McEwan, sœur du modèle
City Art Gallery, Leeds, UK, inv. 26/53. Don de Mlle Helen McEwan, 1953

Expositions :

1997, Rouen, Musée des Beaux-Arts, Jacques-Emile Blanche, peintre (1861-1942), 15 octobre 1997-15 février 1998, n° 26, p. 108, reproduit en couleur

Bibliographie :

 

Les quatre soeurs McEwan (que Blanche appelle “McEwen” par erreur dans La Pêche aux souvenirs) étaient les filles, toutes “spinsters” (vieilles filles), du révérend docteur Armstrong McEwan, prédicateur célèbre dans le Lincolnshire. “Winny, l’artiste (qui fut l’élève de Blanche) et deux de ses soeurs louaient une “semi-detached villa” (pavillon) dans Kensington et un bungalow, The Den, au bord de la mer, ou bien elles voyageaient. Membres de ces clubs de femmes si commodes pour les provinciales pendant la “Season” londonienne, c’est au restaurant de son club que Winny nous invitait, pour aller au théâtre en matinée ou à quelques expositions” (La Pêche aux souvenirs, éditions Flammarion, Paris 1949, p. 322). Sickert, peu charitable envers ces vieilles filles, qu’il traitait de “freaks” (monstres), les faisait fuir dès qu’il les apercevait dans les rues de Dieppe. Elles avaient pourtant eu une chance inouïe: leur père, le révérend McEwan, “un très beau et solide vieillard, [qui] avait épousé une veuve richissime, possesseur d’une cave de choix, boit en compagnie de sa moitié, ils meurent - vous devinez de quoi” (ibid., p. 323). Les quatre demoiselles McEwan, à présent “candides richardes”, descendront désormais à l’Hôtel royal à Dieppe, au Ritz ou au Majestic à Paris.

 

 

 

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