RM 146 - Groupes
Madame John Lemoinne et ses filles
1897
Huile sur toile
Signé et daté en bas à droite “J.E. Blanche 97”
158 x 147 cm - 62''1/8 x 57''3/4 in.
Provenance :
Collection de l’artiste
Collection Georges Mévil-Blanche
Musée d’Offranville, en dépôt
Expositions :
1897, Paris, Champ-de-Mars, VIIIème Salon de la Société nationale des beaux-arts, 15-30 mai , n° 117, p. 191 reproduit
1943, Paris, Musée de l’Orangerie, Jacques-Emile Blanche (1861-1942), n° 24
1997, Rouen, Musée des Beaux-Arts, Jacques-Emile Blanche, peintre (1861-1942), 15 octobre 1997-15 février 1998, n° 42, p.128 reproduit en couleur
2015, Evian, Palais Lumière, Jacques-Emile Blanche, peintre, écrivain, homme du monde, 7 mai - 6 septembre, n°7 p.70, p.71 reproduit en couleur
Bibliographie :
Lostalot Alfred de, «Le Salon du Champ-de-Mars», L’Illustration, n° 2826, 21 avril 1897, p. 27, p. 28 reproduit
Barrès Maurice, «La femme et l’enfant par J.E. Blanche», Le Figaro illustré, n° 151, octobre 1902, p. 1-22
Frantz Henri, «Jacques-Emile : portrait painter», The Studio, n° 129, vol. XXX, décembre 1903, p. 194
Corpechot Lucien, «Dans l’atelier de J.E. Blanche», Revue encyclopédique, 15 juillet, p. 185-204 et 1er août 1936 p. 309
Corpechot Lucien, Souvenirs d’un journaliste, t. III, Paris, Plon, 1937, p. 24
Jacques-Emile Blanche, dans l’intimité du peintre-écrivain, Offranville, Le Colombier, 1992
Bialek Mireille, Jacques-Emile BLanche à Offranville, peintre-écrivain, Offranville, mairie d’Offranville - musée Jacques-Emile Blanche, 1997, p. 46, partiellement reproduit en noir et blanc
Roberts Jane, Jacques-Emile Blanche, Gourcuff Gradenigo, Montreuil, 2012, p.82 reproduit en couleur
Jacques-Emile Blanche: Le peintre aux visages, catalogue d’exposition, Libourne, chapelle du Carmel, Le festin, 2018, p.39 reproduit en couleur
Tableau qu’il qualifie de "morceau de peinture naturaliste assez étonnant, trop accentué et brutal", Blanche n’était guère satisfait du portrait qu’il fit en 1880 du sénateur John Lemoinne (1815-1892) qui mourut en 1892, sans savoir que l’artiste épouserait sa fille en 1895. Deux ans après son mariage, il s’attela avec cette "conversation piece" à la représentation de sa belle famille: sa belle-mère et sa femme figurent au premier plan, tandis que ses belles-sœurs Yoyo et Catherine, absorbées dans leurs lectures, sont visibles à l’arrière plan d’un salon d’une maison cauchoise. La famille de Rose pesa lourdement sur la vie du couple.